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Vergt : Une cité pour
artistes

VAN DEN BELD
François dit COLLIS : «
C’est un concitoyen d’occasion, un homme venu d’un ailleurs
incertain, que le hasard mena un jour des années 1920 dans
notre bourg. »
« Il arriva comme
une sorte de vagabond, propre et ne craignant pas le
travail, spécialisé dans de menues occupations demandant une
dextérité et des dons particuliers et qui, ne réclamait,
rétributions de ses irremplaçables services, que la table et
le lit. »
« Il parlait un
Français châtié, aux intonations douces et un peu
traînantes, souvent enrobé d’images bibliques. On disait
même qu’il possédait parfaitement sept langues dont le latin
qui lui servait à soutenir de passionnantes controverses
avec le curé de la paroisse.
« Ce curieux
personnage était toujours vêtu d’une longue blouse blanche,
chaussé de sabots de bois et coiffé d’un feutre sombre à
large bords. Sur son dos, il portait toujours une vieille
musette renfermant sans doute ses outils à tout faire. Il se
déplaçait toujours avec une vieille bicyclette, à allure on
ne peut plus sénatoriale. »

« Il savait tout
faire comme un vrais professionnel dans tout les travaux
courant du Bâtiment : Peintre, menuisier, tapissier... Mais
c’était aussi un fin cuisinier et surtout un artiste de
bonne facture : Peintre, musicien, accordeur de pianos... Il
a laissé aux notables vernois, une abondante collection de
tableaux : Natures mortes, portraits, scènes de la vie de
tous les jours, et paysages typiques des environs. Pendant
la guerre il fabriquait même des chevalières ou les
alliances des nouveaux mariés avec les métaux qu’on lui
apportait aussi bien en or que cuivre.»
« Ecologiste, il se
soignait par les plantes et faisait venir de Hollande des
fioles aux étiques inconnues en Périgord.»

« Toute sa vie
restera empreinte de mystère. On sait seulement qu’il était
né à Devinter Hollande le 16 novembre 1886. Il avait donc 40
ans à son arrivée chez nous. Sur sa vie antérieure, on
apprit incidemment par un antiquaire parisien, qu’il avait
été un temps, restaurateur de tableaux anciens en région
parisienne. Il disparut aussi mystérieusement qu’il était
venu pendant deux ans et revint marié à une institutrice en
retraite.
Ce fut alors son
époque la plus productive en peinture et la lumière de ses
œuvres prit une qualité exceptionnelle dénotant une grande
sérénité. Malheureusement, son épouse mourut et il disparut
à nouveau quelques temps avant de revenir finir ses jours
dans son pays d’adoption, Vergt, où il repose depuis le 18
octobre 1969.»
Extrait des « Portraits de quelques
personnalités vernoises » Livre de Mr jean GRELLETY .
(Disponible au Syndicat d’Initiative)

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