Un petit tour de ville

 Temps de visite 45 minutes en marchant .

Départ du tour de ville place de la mairie

où vous trouverez un emplacement de parking pour les véhicules.

VERGT : Au détour d'un bosquet ou d'un vallonnement, le village est toujours là, comme une surprenante beauté, pour ravir et interroger le cœur des hommes.

Au hasard d'un chemin, au milieu des formes arrondies des bois, l'harmonie magique des toitures dominées par l'église, est toujours une découverte renouvelée. Des milliers de tableaux s'offrent à nous dans un paysage de merveilles, où seule la méditation y trouve ses mots.

Et le rêve est toujours le même, des hommes, un jour, sont venus s'installer là, au creux de la colline, au bord de cette rivière le Vern, sur le rebord de ce plateau, et l'histoire s'est mise en route.

 

    

Mairie de Vergt : - Date de la fin du XIX e siècle. Remarquez  la finesse  des lignes avec larges plates-bandes frisées et sculptées  style Napoléon III. Toitures et cheminées rappellent les demeures nobles de l’époque (1870 – 1900). Tournez le dos à la mairie, prendre en face, rue Charles Mangold, passer devant le syndicat d’initiative, faire 150 mètres et  vous serez arrivé place de la halle.


La halle aux grains  (Centre historique de la ville)

Bâtie sur l’emplacement de l’ancienne Halle construite en 1285 à l’époque de la bastide, reconstruite en 1608 à l’identique, toute en bois par Ramonet Poumier, maître charpentier, sur ordre de Gabriel d’Abzac, seigneur des terres de Vern.

Un arrêté municipal du 15 florial de l’an XII de la République, interdisant perceptions auprès des citoyen ; M. le comte de Taillefer, alors seigneur des terres de Vern et propriétaire de la halle, conformément à la loi du 25 et 28 mars 1790, seule la valeur des matériaux lui sera remboursée sur une durée de trois années. Détruite par un incendie, une nouvelle halle fut à nouveau reconstruite en 1840, sous la forme que nous connaissons aujourd’hui, de style Empire, montée sur 18 colonnes de pierres toutes surmontées d’un chapiteau mouluré, ou repose une belle charpente en bois, où l'on peut y apercevoir des "traits de Jupiter". La particularité de l’édifice, recouvert en ardoise semble être à contre-nature des toitures avoisinantes. La halle était la place centrale de l’ancienne bastide ; Aujourd'hui centre historique de la ville. Quelques habitations avoisinantes conservent encore les marques de la construction de cette époque, construites avec les pierres du château de l'ancienne châtellenie des terres de vern.


balcons et architecture de la grand-rue

Patrimoine Vernois de la grand-rue (Transmis par nos anciens ferronniers)

 

 Depuis la halle, tourner à gauche et prendre la grand-rue. Tous vos regards doivent se porter sur l’architecture des habitations construite au 19e siècle dans le style directoire, Louis Philippe et Napoléon III, sans oublier de remarquer des belles demeures de la fin de cette époque et début du 20è siècle.

  

Le Néoclassicisme (1760 - 1793)

Les caisses sont vides, le Rocaille s’efface, l’on revient à des ouvrages plus sobres. Les fouilles de Pompéi redonnent le goût à l’Antique. Amorcé sous Louis XV, Le néo-classicisme coïncide avec le règne de Louis XVI. C’est le retour de la symétrie, des cadres et de la ligne droite avec cassure à angle droit. Les courbes subsistent dans le cercle et l’ovale. Les fers s’épaississent se qui alourdit l’ensemble.

Apparitions de frises et de grillages.

Le directoire (1795 - 1799)

  

Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793, mais la république ne parvient pas à s’imposer face à la monarchie soutenue par les pays frontaliers. L’instabilité de la période n’est pas favorable au mécénat et à la création artistique, la ferronnerie reste sobre peu de décoration gratuite.

Retour du baroque qui peut être décoré d’une des façons suivantes:

- une bague à chaque barreau - l’extrémité supérieure des barreaux en ogive ou en plein cintre, parfois doublé - des pilastres où l’on retrouve flèches, croix, losanges ou cercles - des frises encore sous l’influence de l’antiquité.

Le XIXème siècle

Le consulat (1799 -1804) - L’empire (1804 - 1815) - La restauration (1815 - 1830) - La monarchie de Juillet (1830 - 1848) - Le second empire (1848 - 1870)

Période bien trop instable pour les ferronniers. Le fer est remplacé par la fonte, et parfois le laiton avec une finition très en vogue (laiton + oxyde d’argent) des fleurs, des insectes , des grenouilles, des paons... La fonte reste utilisée pour les pièces massives (pilastre de rampe ) ou pour des ouvrages avec répétitions d’élément.

 Les balcons de Vergt, de style Empire, restauration, Louis Philippe, sont l'attraction de la grand-rue. De tout temps dans nos campagnes parmi les vieux métiers il y avait celui de "Charron". Vergt en possédait un parmi d'autres qui était un "Maître charron"  André il s'appelait et de père en fils cette famille signa par sa maîtrise tout le 19è siècle.
En visitant la ville vos regards seront attiré par la pureté de ces lignes.

A travers toutes c’est grilles décoratives, réalisées par des artistes Vernois, s’offre à nos yeux par la rencontre de diverses périodes du XIXè siècle, dont notre ville est si fortement marquée

Colliers décoratifs en plomb moulé sur une grille de balcon de la grand-rue, XXe siècle.

 


Église Saint Jean

   

L’ancienne église se trouvait au milieu de la place. Restaurée en 1808, devenant à la fois dangereuse et trop petite, il fut décider, en 1837, la reconstruction de l’édifice et de faire de cet emplacement une grande place (actuelle place Saint Jean). Les travaux commencèrent en 1841, puis suspendus en 1842 après bien des péripéties financières et de malfaçons. En 1843, l’église n’avait pas de clocher. La consécration solennelle de l’église de Vergt se fit le 27 juillet 1843. Jaques Boé alias Jasmin, poète occitan, troubadour agenais, vint à Vergt récolter des fonds pour terminer le clocher de l’église. Cette journée du 27 juillet fut une réussite parfaite. Toutes les personnalités ecclésiastiques étaient là… Mgr Gousset, ancien évêque de Périgueux de 1835 à 1840, archevêque de Reims, cardinal en 1850, et les évêques de Périgueux, Tulle, Poitiers, Angoulême etc. Au banquet, après l’office, Jasmin lut « Lou Preste sans gleyzo », « Lo gleyzo descopelado ». Jasmin quêta dans le chapeau de l’abbé Masson curé de Vergt (1802-1881). Mgr Bertaud (de Tulle) présida en 1855, la bénédiction des deux cloches. Il se remarque assez facilement que le clocher  n’est pas de la même époque que l’église.

 

La traversée de l’homme vers l’explosion de la lumière. (Abbé Dufraiche)  

 


L’ancienne Sainte Marie

Vue sur la place Sainte-Marie

                  

Croix de la place Sainte Marie (photo de gauche) et vue générale de la place (photo de droite). La croix indique l’emplacement de l’ancienne église paroissiale construite en bois ; son histoire remonterait au XIe siècle, elle fut démolie au moment du rattachement de Sainte Marie à Vergt en 1824.

Retour par la grand rue, tout en admirant l’architecture et les balcons, de retour à la halle, prendre à gauche et vous êtes revenu place de la mairie.

      Retrouvez l'histoire de la ville 

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